La taxe foncière est un impôt incontournable pour les propriétaires de biens immobiliers. Si vous êtes concerné par l’achat ou la vente d’un bien immobilier en cours d’année, il est crucial de comprendre qui doit payer cette taxe et comment elle est répartie entre les parties. Dans cet article, nous aborderons ces questions essentielles et fournirons des conseils pratiques pour éviter les complications fiscales.
Qu’est-ce que la taxe foncière ?
La taxe foncière est un impôt perçu par l’administration fiscale sur la propriété bâtie (maisons, appartements) et les terrains non bâtis. Elle concerne tous les propriétaires de biens immobiliers, qu’il s’agisse de leur résidence principale, secondaire ou d’un investissement locatif. Son montant est calculé en fonction de la valeur locative cadastrale du bien, à laquelle s’appliquent des taux fixés par les collectivités locales.
Le paiement de la taxe foncière est à la charge du propriétaire au 1er janvier de l’année d’imposition. Cependant, en cas de vente en cours d’année, la question se pose : qui doit payer cette taxe ?
Qui doit payer la taxe foncière en cas de vente en cours d’année ?
Selon le principe légal, c’est le vendeur qui est redevable de la taxe foncière pour l’intégralité de l’année en cours, même si le bien a été vendu avant la date d’exigibilité. Toutefois, il est courant que l’acheteur et le vendeur conviennent d’un accord pour partager la charge de cette taxe.
Dans la pratique, il est fréquent que l’acte authentique de vente mentionne un prorata temporis du paiement de la taxe foncière entre l’acheteur et le vendeur. Cela signifie que chaque partie paiera une part proportionnelle au temps qu’elle a passé en tant que propriétaire durant l’année de vente.

Comment la taxe foncière est-elle répartie entre l’acheteur et le vendeur ?
Pour illustrer le principe du prorata temporis, prenons un exemple concret : supposons qu’un bien immobilier soit vendu le 30 juin. Dans ce cas, le vendeur aura été propriétaire pendant 6 mois (de janvier à juin) et l’acheteur pendant les 6 mois restants (de juillet à décembre).
La taxe foncière sera donc répartie en deux parts égales : 50% pour le vendeur et 50% pour l’acheteur. Le montant total de la taxe foncière sera divisé par deux, puis multiplié par le nombre de mois où chacun était propriétaire.
Il est important de noter que cette répartition n’est pas automatique et doit être spécifiée dans l’acte authentique de vente. En l’absence d’accord entre les parties, c’est le vendeur qui reste redevable de la totalité de la taxe foncière.
Quelles sont les conséquences pour l’acheteur et le vendeur en cas de non-paiement de la taxe foncière ?
Le non-paiement de la taxe foncière peut entraîner des pénalités pour le redevable, telles que des majorations et des intérêts de retard. Il est donc essentiel pour l’acheteur et le vendeur de s’accorder sur la répartition de cette charge fiscale lors de la vente.
En cas de litige entre les parties, il est recommandé de consulter un professionnel du droit ou un expert fiscal pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.
Comment faire modifier le nom du redevable de la taxe foncière après une vente immobilière ?
Après la vente d’un bien immobilier, il est important de signaler le changement de propriétaire auprès du centre des finances publiques dont dépend le bien. Pour cela, vous devrez fournir une copie de l’acte authentique de vente et remplir un formulaire spécifique (cerfa n° 6652).
Une fois ces démarches effectuées, l’administration fiscale mettra à jour ses registres et adressera l’avis d’imposition au nouveau propriétaire dans les mois qui suivent.
En conclusion, il est crucial pour les acheteurs et les vendeurs de biens immobiliers de comprendre la répartition de la taxe foncière en cas de vente en cours d’année. En s’accordant sur un partage équitable et en effectuant les démarches nécessaires auprès de l’administration fiscale, vous éviterez les complications et les désagréments liés à cet impôt.
